Mieux comprendre la contamination de l’air en cabine 2017-09-23T17:04:00+00:00

COMPRENDRE LE SYNDROME AÉROTOXIQUE

L’organisation GCAQE – GLOBAL CABIN AIR QUALITY EXECUTIVE – étudie l’air contaminé des 60 dernières années

Le Global Cabin Air Quality Executive (GCAQE) créé en 2006 est le chef de file
d’organisations internationales axées sur le traitement de la question de la contamination de l’air dans les avions. Une multitude de données compilées au cours des 60 dernières années confirment que l’air contaminé pose à la fois la question de la sécurité des vols et des risques de santé pour les personnes exposées : cela ne devrait pas être ignoré.

Pour comprendre les causes du syndrome aérotoxiques, l’AVSA vous propose de télécharger le PDF ci-dessous : il concerne l’étude menée par le GCAQE et apporte toutes les réponses techniques et médicales pour les personnels de bord, les techniciens de maintenance et les passagers.

TELECHARGEZ L’ETUDE DU SUR LES CAUSES DU SYNDROME AEROTOXIQUE

Les causes techniques en vidéo

Pour faciliter la compréhension des causes techniques du syndrome aérotoxique, Tim van Beveren, le réalisateur du documentaire « Le syndrome aérotoxique : Passagers en périls ? » a créé pour l’AVSA une vidéo de 4mn30 :

Le résumé de l’étude GCAQE

L’étude étant pour l’instant en anglais, l’AVSA a résumé en français ci-dessous cette étude sur les causes du syndrome aérotoxique.

L’air que l’on respire en vol, à bord de tous les avions à réaction commerciaux de passagers actuellement en vol, est fourni aux passagers et aux équipages à partir d’un dispositif nommé « bleed air » en angais,  une sorte de prélèvement d’air située dans la partie de compression du réacteur.

L’air récupéré dans ce dispositif sera contaminé dans des quantités variables avec de la pyrolyse (décomposition de la matière organique à températures élevées) d’huile moteur.

En plus d’être refroidi pour devenir l’air conditionné destiné au cockpit et à la cabine passager, l’air transmis n’est pas filtré.

Le « bleed air » est utilisé pour respirer de l’air sur chaque appareil pressurisé dans lequel vous voyagez sur, depuis les derniers avions de très grande capacité aux avions régionaux turbopropulsés. Seul le Boeing 787 Dreamliner utilise des compresseurs électriques spécifiques.

La plupart des avions à réaction modernes recyclent également une partie de l’air de la cabine de l’avion pour réduire la quantité de « bleed air » prise constamment du moteur.
Cet air recyclé peut être filtré pour les bactéries et les virus en utilisant des filtres HEPA, mais il n’est pas filtré pour des jets dangereux de sous-produits de l’huile moteur qui peuvent contaminer l’alimentation en air, tel que le monoxyde de carbone.

De plus, les fluides hydrauliques ou de dégivrage peuvent également contaminer l’alimentation en air de la cabine.

« Bleed air » d’un Boeing 737 : l’intérieur est noir de la contamination par l’huile

Conduits d’alimentation d’air sur un VC-10 : l’intérieur est sale et poussiéreux, mais il n’a pas de trace d’huile

L’air qui vous est fourni pour respirer en vol, sur tous les avions à réaction commerciaux (sauf pour le Boeing 787), est capté depuis la partie de compression des turboréacteurs. L’air capté depuis les réacteurs n’est pas filtré.

ACTUALITÉS

Syndrome aérotoxique : odeur de fumée Boeing 737 Munster - Malaga - 5 octobre 2016

SOURCE :aerotoxic-logo-01

Un Boeing 737-700 de la compagnie Germania, immatriculé D-AGEL effectuant un vol ST-3108 de Münster (Allemagne) à Malaga, SP (Espagne) avec 118 passagers et 5 équipage, venait de stabiliser son altitude lorsque l’équipage a signalé l’odeur de fumée dans le cockpit et a décidé de revenir à Münster. L’avion a atterri en toute sécurité sur la piste de Münster 07 à environ 28 minutes plus tard.

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Qu’est-ce que l’AVSA ?

L’Association des Victimes du Syndrome Aérotoxique (A.V.S.A. FRANCE) est une association « Loi du 1er juillet 1901 » publiée au Journal Officiel le 2 avril 2016 (C.C.P. n° 27.320.29.L.029). Elle a pour but d’informer, de défendre et de conseiller le personnel des compagnies aériennes et les passagers, mais également fourni toutes les informations nécessaires aux professionnels du secteur et aux institutions compétentes, face aux dangers du syndrome aérotoxique.

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Quelques chiffres-clés

  • Nombre d’incidents de type « FUME EVENTS » d’après certains scientifiques : 1 vol sur 100
  • Nombre d’incidents de type « FUME EVENTS » d’après l’industrie aéronautique : 1 vol sur 2 000
  • Nombre d’incidents de type « FUME EVENTS » d’aprèsEasy Jet : 1 vol sur 13 854
  • Nombre d’appareils contaminés : plus de 50%
  • Nombre d’équipages « en service » en état de probable incapacité : 3%
  • Pourcentage d’occupants d’un aéronef développant un syndrome neurologique irréversible après une exposition sévère : 30 %

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Témoignez d’un événement

Vous êtes professionnel de l’aviation ou passager régulier du transport aérien, et vous avez déjà vécu un événement de « fume event » en vol, de forte odeur ou bien de fumée en cabine : votre témoignage intéresse l’AVSA. Afin de constituer une base de données qualifiée et représentative au service d’une étude scientifique à venir, l’AVSA vous remercie de votre contribution qui restera strictement confidentielle.

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